Gardien du temple

(documentaire, 40 minutes  2013)
Un film de Véronique Caye

PRÉSENTATION
La basilique du Sacré Cœur d’Alger a planté sa tente de béton en 1962 et sa lumière est devenue cathédrale par hasard en 66 quand Saint Philippe, ancienne Cathédrale d’Alger, est redevenue la mosquée de Ketchaoua. Des dix-huit églises de la ville, elles ne sont plus que trois, et la lumière brille à travers la nuit, la nuit ne l’a pas saisie.

Elle éclaire père Julien, le prêtre de l’église depuis 50 ans. Les chrétiens sont parti d’Algérie en majorité à l’indépendance, mais lui reste pour quelques fidèles et musulmans égarés.

Elle éclaire aussi Rachida, l’artiste kabyle, musulmane, qui depuis dix ans a son atelier dans le sous-sol.

Elle éclaire ceux qui sont partis en 1962 et ont laissé leurs morts dans la terre d’Algérie.

La cathédrale est une énigme, à l’image du premier labyrinthe chrétien (an 322) situé dans l’une de ses chapelles. Le film est une errance dans ce labyrinthe. 

Dans la lumière de nos mémoires, Gardien du Temple n’explique rien. Sur le rapport complexe de la France et de l’Algérie, il restera muet ou bien seulement dira tout, l’essence de ce qui nous lie.

PRODUCTION
Laboratoire Victor Vérité
Véronique Caye est Lauréate du programme « Hors les murs » de l’INSTITUT FRANÇAIS (Algérie 2012)