Les fantônes de Brangues (esquisse)


Un film de Véronique Caye
Librement inspiré du «  Soulier de satin » de Paul Claudel

PRESENTATION

En 1925, Paul Claudel achève, Le Soulier de Satin, œuvre majeure où l'auteur affirmait qu'était rassemblé l'essentiel de sa vie, de son art et de sa pensée.
Deux ans plus tard, le poète achète le château de Brangues en Isère. A partir de 1935, il passera désormais de longs étés dans sa campagne, et les quatre années de la guerre.

Les fantômes de Brangues est l’esquisse d’un jeu de miroir entre le château de Brangues et le Soulier de Satin.

Au mois de mai 2014, le château est vide, rien n’a changé de place depuis le décès de Paul Claudel. Il règne une étrange ambiance. Tout semble être arrêté dans le temps. Pourtant de déambulations dans les allées du parc, du potager au puits, à l’allée des Tilleuls, de pièces en pièces du château, les lustres de cristal et les lanternes chinoises éclairent une vie invisible. Le film cherche ce monde  intermédiaire, se laisse guider par les signes et emporter par les fantômes du lieu. Dans la valse des mots de Prouhèze, Musique, Rodrigue, Camille, il convoque ces présences et le secret de leur désir qui les a  tous emportés un jour ou l’autre dans la lumière de la lune. Qu’est ce qu’un film quand les acteurs principaux ne sont que des fantômes ? C’est le rapport à l’infini, à l’invisible. Le «silence» imposé quand le tournage commence.

PRODUCTION
Production déléguée, Walter Film coproduction Les Nouvelles Rencontres de Brangues / Le Laboratoire Victor Vérité
Avec le soutien de la DRAC Rhônes-Alpes

IMAGE
Véronique Caye avec la collaboration de Deborah de Robertis et Nadia Wadhwania

PROJECTION
les 27et 29 juin 2014 aux Nouvelles Rencontres de Brangues